Bonjour à tous!
Voici une interview que notre auteur préférée a donné à un journal allemand. Il a été publié sur the Leaky Cauldron en anglais et je vous le retranscris ici en français. On y apprend pas mal de détails intéressants mais je vous laisse juger...
Quel est celui que vous prendriez comme fils ? Harry ou Ron ?Je les prendrai tout les deux ! J’adore Ron. Il est le plus immature des trois personnages principaux mais dans le septième livre, il grandit. Il n’a jamais vraiment eu les pieds sur terre, les gens le voit plus comme l’ami d’Harry. Sa mère voulait une fille et dans le tome 7, il reconnaît enfin ses faiblesses. Mais c’est exactement ce qui fait de Ron, un homme. Les autres ont aussi vécu un moment où ils ont vraiment grandis : Harry, quand il réagit si violemment contre Lupin qui décide d’abandonner sa famille. Hermione, quand elle est forcée de choisir entre Harry et Ron. Hermione ne s’est jamais éloigné du sentier, elle a toujours gardée son attention focalisée sur le travail qu’ils avaient à faire.
Les Weasley ont tous les cheveux roux comme vous sur vos photos anciennes. Pourquoi êtes-vous devenue blonde ?J’adore les cheveux roux mais je ne suis pas une rousse naturelle. Je ne suis pas réellement sure de ma véritable couleur !..C’est une teinte indécise très ennuyeuse et vraiment inintéressante !
Pensez-vous que les livres sont vraiment meilleurs que les films ?Je pense que quand vous travaillez sur le visuel, des nuances sont perdues, il n’y a pas d’autres possibilités. Et les personnages sont plus beaux que je ne les avait imaginés. Tous sans exception. Le dernier film est mon préféré parce que le réalisateur a su capter les aspects sombres du livre.
A qui ressemblez-vous ?Quand j’étais jeune, je ressemblais à Hermione. Par certains traits, elle ressemble aussi à ma sœur. Mais je reconnais beaucoup de Harry en moi. Une part de la colère d’Harry est la mienne, comme sa frustration. Tout particulièrement dans le tome 5, le plus sombre de toutes la série, quand il perd tout et que personne ne le croit. Après mon premier mariage, j’ai eu une période dans ma vie où j’avais l’impression que rien n’allait bien, j’étais en colère contre tout le monde et j’avais le sentiment d’être impuissante , que je ne pouvais plus contrôler la situation. Mais ça m’a aussi donné le pouvoir de me battre.
Y-a-t-il une mère dans le livre qui vous ressemble ? Vous n’avez pas le genre d’une Maman Weasley…Et bien, un peu, j’espère. Il y a quelques années, quelqu’un a écrit : « elle décrit Madame Weasley comme une mère qui reste tout le temps à la maison à s’occuper de ses enfants. » J’ai été profondément offensée. Qu’il y-a-t-il de plus difficile que de s’occuper d’un enfant ? Molly en a sept ! Je pense que Molly est une femme terrible !
Elle a commis un meurtre…Oui, dans le tome 7, elle tue Bellatrix. C’est la seule femme du « côté des gentils » qui tue. Ce sont deux personnages opposés qui aiment à leur façons : l’amour pur et protectif de Molly opoosé à l’amour obsessionnel et pervers de Bellatrix. C’était très agréable à écrire.
Pourquoi le quidditch est-il si génial ?Parce que c’est un vrai sport de femme ! Quatre balles qui peuvent aller dans six buts différents ! Les femmes sont douées pour ça : elle savent qu’il y a plus qu’un seul but dans la vie.
Dans la librairie britannique de Waterstone, on trouve un texte « Que lire après Harry Potter ? » mais JKR elle-même semble bien loin d’être désespérée.Chaque jour, je suis soulagée que ce soit fini. Je ne suis pas exactement sûre de ce que je vais faire après. Je travaille sur un nouveau livre pour enfant et un livre pour adulte.Un d’entre eux donnera quelque chose…Ca a commencé comme ça avec Harry. Mais pour le moment je fait une pause et je profite de ma famille.
Dans l’hôtel où l’interview se fait, un homme en kilt passe près du journaliste et Jo. Votre mari porte-t-il aussi ce genre de vêtements ?Il possède quelques kilts, oui. Et il les porte pour les occasions spéciales.
Et il porte quelque-chose en-dessous ?Rien du tout ! C’est pourquoi les kilts sont aussi drôles !
(rires)Il y avait dix ans que vous n’aviez pas réalisé d’interview avec un journaliste allemand. En angleterre, vous en donnez aussi assez peu. Détestez-vous les interviews ?Non pas du tout. La raison pour laquelle j’en donne rarement c’est que je n’ai pas grand chose à dire…
N’avez-vous jamais eu envie de devenir journaliste, vous qui adorez écrire ?J’y ai pensé mais je ne crois pas avoir le bon tempérament. Vous travaillez constamment sur le fils du rasoir, vous devez produire. Un auteur a tout son temps et travaille seul. Les journalistes sont beaucoup plus agréables que les auteurs. Mes meilleurs amis sont journalistes.
Dans votre livre, les journalistes ne sont pas particulièrement faciles. Spécialement Rita Skeeter qui est très déplaisante.Mes amis sont normaux. Un de mes ex petits copains était journaliste de musique. Les autres écrivent sur des sujets plus sérieux. Mais Rita Skeeter est la typique journaliste britannique, nous en avons pas mal par ici. Ils ont écrit un tas de non-sens sur moi.
Dans le premier livre, Dumbledore détruit la pierre philosophale, la fameuse pierre qui donne la vie éternelle. Dans le dernier tome, Harry fait quelque chose de similaire avec la pierre de résurrection.J’ai utilisé le symbole de la pierre pour montrer que Dumbledore acceptait la mortalité. Réalisé qu’il est mortel donne un sens à sa vie et après il ne s’intéresse plus à la pierre philosophale. Harry va faire la même chose. Il n’en rejette pas une mais des armes les plus puissantes. Des trois reliques, il ne garde que la cape d’invisibilité. Ca montre beaucoup de chose à propos de lui car comme Dumbledore le dit à Harry : La vraie magie de la cape n’est pas seulement de se protéger soi-même mais de protéger les autres. Harry ne veut pas la baguette de sureau, il n’a jamais couru après le pouvoir et il rejette la pierre de résurrection. Comme Dumbledore, Harry a fait la paix avec la Mort.
Et vous voyez-vous la mort comme la fin de tout ?Non. Je mène une vie spirituelle et bien que je n’ai pas d’idée claireet structurée à propos de tout ça, je crois qu’après qu’on est mort, quelque chose en nous reste vivant. Je crois en une âme indestructible. Mais pour ce sujet, nous devrions réserver au moins six heures de débat !
A la fin du tome 7, Harry a une longue conversation avec Dumbledore qui est mort mais pourtant semble mieux et plus heureux qu’il ne l’a jamais été. La scène se déroule dans un endroit très lumineux qui fait pensé, selon Harry, à la gare de King’s Cross.Vous pouvez interpréter ce passage de deux façons différentes. Soit Harry est inconscient, dans ce cas, tout ce que lui dit Dumbledore, il le savait déjà, au fond de lui. Dans un tel état d’inconscience, votre esprit peut aller très loin. Dumbledore est, dans ce cas, la personnification de la sagesse d’Harry. Voir Dumbledore dans ses pensées l’amène à comprendre certaines choses. Ou bien Harry a voyagé dans un endroit entre la vie et la mort duquel lui et Dumbledore se quitteront dans des directions opposées.
Harry voit aussi ce qu’est devenu Voldemort. Il ne sait pas exactement quel est ce truc angoissant sur le plancher mais il ne veut pas le toucher.Il sent que c’est fondamentalement une créature mauvaise et perverse. C’est le seul moment où Harry, le héros des faibles, se trouve face à quelqu’un qui est blessé et ne lui vient pas en aide.